Ralentir, Observer, Respirer : La vanlife de Gürkan et Chloé
Vanlife stories
8 juillet 2020

Ralentir, Observer, Respirer : La vanlife de Gürkan et Chloé

 

« Notre nouveau mode de vie a beaucoup impacté notre manière de consommer en essayant de nous tourner progressivement vers le zéro déchet. » 


Les week-ends, les vacances ou à temps plein, la dimension temporelle que l’on donne à la vanlife revêt là aussi des réalités très différentes pour celles et ceux qui ont adopté ce mode de vie.

Nos vanlifeurs du jour ont plaqué leur vie parisienne et leurs jobs pour faire de leur camping-car vintage leur maison sur les routes, tout en vivant de leur activité de freelance.
Plus qu’un hobby, pour Chloé, 25 ans, actuellement Photographe et Rédactrice Web, et pour Gürkan, 29 ans, Vidéaste et Graphiste, ce mode de vie alternatif est le fruit d’un projet réfléchi et motivé par une conscience écologique et un fort intérêt pour les paysages français qu’ils (re)découvrent au prisme de leurs cultures différentes. Car en effet, Chloé est originaire de Lorraine, tandis que Gürkan vient d’Istanbul en Turquie !

Ce jeune couple fait de leur aspect multiculturel, une véritable richesse, qu’ils traduisent à travers leur « double-regard » d’explorateurs notamment via leur compte Instagram alimenté régulièrement de photos décrites en anglais, en français et en turc !

Voici leur histoire de la vanlife.


DU BACKPACK À LA VANLIFE :

Tous deux passionnés de voyages en backpack avant de se lancer dans la vanlife, c’est durant un voyage au Mexique que Chloé et Gürkan se sont rencontrés, bravant alors les distances physiques et culturelles :

« On s’est rencontré au Mexique à l’été 2016. Lui vient d'Istanbul, en Turquie, moi de Nancy en Lorraine. À ce moment-là, nous étions des backpackers, encore très loin de la vanlife. Gürkan était sur un voyage long terme de Cuba jusqu’en Patagonie en stop (spoiler : il s’est arrêté au Brésil). Moi, j’étais au Mexique pendant six semaines pour un voyage d’été entre mon master 1 et mon master 2. On s’est rencontré dans une auberge de jeunesse. Vu qu’il y avait un bon feeling, on est resté en contact et trois mois plus tard, Gürkan est rentré à Istanbul où je suis allée le voir, puis il est venu me rejoindre en France. Pendant les trois premières années à Paris, on voyageait en avion, en train, en bus et en covoiturage pour arpenter l’Europe. »



C’est complètement par hasard que l’idée du fourgon aménagé comme moyen de transport pour voyager s’est imposé :

« Un jour, en Normandie, on est tombé nez à nez avec des bretons qui voyageaient en van, on s’était dit que ça pourrait être un moyen idéal pour nous, car pour rejoindre la côte Atlantique depuis Paris, c’était une sacrée logistique. L’idée nous trottait dans la tête, même si on ne connaissait rien encore à l’univers de la vanlife. Puis, on est partis trois semaines en Autriche pour faire du snowboard chez un ami qu’on avait rencontré au Mexique. Lui aussi venait d’acheter un van T4 qu’il était en train d’aménager. On s’était pas mal intéressé à ses travaux, à comment il l’aménageait… et puis finalement, en février 2018, on a nous aussi acheté un T4. On n’y connaissait rien et on ne voulait pas non plus dépenser énormément d’argent pour l’aménager. On voulait, au départ, juste un van pour s’échapper le week-end. On l’avait aménagé rapidement chez mes parents en y mettant un lit qui se dépliait sur la banquette arrière et quelques rangements : tout ce qui était cuisine et sanitaires, on le faisait à l’extérieur. »


Les clefs de leur premier fourgon en main, ils l'utilisent dans un premier temps durant des roadtrips réalisés par intermittence :

« Avec ce véhicule-là, on a voyagé durant toute l’année 2018 de manière discontinue. On partait soit le vendredi soir pour les week-ends et on rentrait le dimanche soir… ce qui nous épuisait pas mal quand même, ou alors de manière plus longue, comme les deux mois d’été où nous avions voyagé tout le long de l’Espagne et le Portugal. »


Après avoir touché du doigt la liberté sur les routes, notre couple de vanlifers décident alors de ne pas en rester là et d’investir dans un autre véhicule :

« En rentrant de ce long voyage en septembre 2018, on n’avait aucune envie de reprendre notre vie parisienne. On a donc commencé à réfléchir à un modèle de van plus grand et plus fiable. On a donc fait quelques économies en se disant qu’en 2019, on achèterait un nouveau van à aménager afin de prendre la route en 2020. »


Et c’est bel et bien ce qu’ils ont fait !

« Gürkan a quitté son job en février 2019 et moi en septembre 2019, alors qu’ on vivait dans notre nouveau van depuis le mois de mai. On a décalé nos démissions dans le temps pour pouvoir lancer notre activité de freelance avec Slow Road Studio. On a fait ce choix précisément parce qu’on n’était plus dans la mentalité backpack où on avait un budget donné et que dès lors que ce budget était épuisé, il nous fallait retourner travailler pour économiser de nouveau et ainsi de suite… 

Les retours à la réalité étaient à chaque fois assez violents pour nous. 

Là, on a pris le temps de mieux préparer le départ pour, je l’espère, ne plus avoir à revenir à une vie plus sédentaire, « plus classique » avec un job de bureau.

Gürkan a toujours occupé des jobs de Direction Artistique dans des agence de publicité tandis que j’étais consultante en management dans un cabinet de conseil. La vidéo et la photo étaient des hobbies, que l’on ne pensait pas professionnaliser un jour, du moins si rapidement. En effet, Gürkan est aujourd’hui Vidéaste et Graphiste, tandis que je suis Photographe et Rédactrice Web. On travaille uniquement pour des projets à impact positif.»


Contre toute attente, après avoir ratissé les annonces du bon coin, notre couple de vanlifeurs tombèrent amoureux d’un camping-car vintage de 1985.

« Nous avons acheté un Mercedes Hymer de 1985 qui fait 5m30 de long sur 2m20 de large. Tout est allé très vite : nous avons rend notre appartement à Paris puis on a emménagé dans Tartine deux semaines plus tard. Ce camping-car vintage qui est notre véhicule actuel, était déjà aménagé, nous n’avions plus qu’à le rafraîchir un peu. Au niveau mécanique, il était impeccable avec très peu de kilomètres (environ 112 000 kms)… et dans notre budget (10 000€). Nous y avons ajouté 2 000€ de travaux répartis sur plusieurs mois. La grosse rénovation qu’on aurait aimé faire avant mais qu’on a pu faire que durant le confinement, c’était la peinture de l’intérieur. Pendant presque un an, on était resté avec l’intérieur d’origine qui avait un certain cachet mais qui faisait quand même un peu vieillot et pas très lumineux.

Au niveau de l’installation électrique, on avait déjà une certaine expérience grâce à notre ancien van où on avait installé des panneaux solaires. Ils ont pour gros avantage de nous donner de l’autonomie énergétique car on préfère faire du camping sauvage et de ne pas dépendre de l’électricité des airs de camping-cars. On veut vraiment être autonomes. On a de quoi tenir 5-6 jours à l’écart de la civilisation si on veut grâce à nos réserves d’eau et l’énergie solaire pour alimenter nos panneaux.

Enfin, pour nos jobs, Gürkan et moi avons vraiment besoin d’internet. On consomme en moyenne 300GO par mois, ce qui est parmi notre plus gros poste de dépense mensuel (70€) après l’essence (environ 250€) et la nourriture (environ 400€) »


LES VOYAGES ET PROJETS DE NOS VANLIFERS ?

Au niveau de leurs voyages, Chloé et Gürkan privilégient les déplacements locaux et sur du long terme, à l’échelle de la France et de l’Europe :

« Pour le moment on a vadrouillé seulement qu’en Europe : France, Belgique, Espagne, Portugal. On essaie vraiment de rester longtemps à chaque endroit. On a passé deux mois en Espagne-Portugal, mais on trouvait qu’on se mettait trop la pression, que ça allait trop vite. C’est pour cela que l’on apprécie désormais rester plus longtemps dans un endroit un particulier, comme nous l’avons fait en restant un mois dans le Pays Basque : on a pu y aller à notre rythme, en vagabondant de village en village, de randonnée en randonnée, tout en travaillant. 

Notre mode de vie nous pousse aussi parfois à lever le pied, pour des raisons économiques, mais aussi physiques. 

Vu qu’il n’y a pas de date de fin, il n’y a pas de raison de s’épuiser à faire le plus de choses possibles. »


Gürkan ayant grandi en Turquie et ne connaissant pas beaucoup le France, voyager à ses côtés a fortement influencé Chloé sur sa manière de regarder les paysages qu’elle côtoyait, et plus largement sa conception du voyage :

«  Avant j’avais la fâcheuse tendance de sauter dans un avion dès que possible, en me disant qu’un beau voyage, c’était forcément un voyage très loin, alors que Gürkan, dès qu’il avait du temps libre durant ses trois premières années en France, était parti faire le tour du Mont-Blanc ou encore du stop jusqu’au Havre. Il était plutôt dans cette démarche de découvrir la France, en allant dans des endroits que je ne connaissais même pas parfois, ce qui m’a fait réaliser qu’il y avait des choses super chouettes ici. 

L’émerveillement de Gürkan pour la France m’a fait me remettre en question sur ce que j’allais chercher dans mes voyages.

Notre société valorise encore beaucoup le fait de voyager loin, de prendre l’avion et de faire des voyages exotiques… mais je pense qu’il y a malgré tout une évolution qui est en train de se faire, qui consiste à se réjouir de plus en plus du voyage local. En tout cas, c’est ce qu’on souhaite impulser aujourd’hui ! »


Cette dimension locale a également pour origine, un projet professionnel. Chloé et Gürkan sont en effet lauréats d’un concours intitulé « Drive Your Adventure » organisé par WeVan en partenariat avec Volkswagen Utilitaires, ayant partiellement modifié leurs idées de roadtrips :

« On avait pour projet de relier la France à la Turquie à compter de mars 2020. Or, entre-temps, on a gagné une compétition pour écrire deux livres  sur « La France en Van » pour la collection de récit-guide Drive Your Adventure de We Van à bord d’un van VW, ce qui était complètement inattendu pour nous. On a donc remis à plus tard notre projet de rejoindre la Turquie mais certainement pas celui d’explorer la France. Pour ce faire, Volkswagen va nous prêter un joli T6 pour découvrir l’Hexagone et créer du contenu sur les routes. L’aventure initiale de 6 mois est désormais divisée en deux roadtrips : le départ se fera le 14 juillet 2020 en Bretagne pour une publication du premier livre au printemps 2021, tandis que le second roadtrip aura lieu d’avril à juin 2021 afin de sortir le second livre à Noël 2021.



Pour cela, on va couper la France Métropolitaine en deux afin de couvrir les treize régions (et ne pas rester seulement sur la Côte Atlantique comme on le fait souvent) mais pour donner à voir différents paysages et des endroits où généralement personne ne va.

Pour ce faire, on va partir de la Bretagne pour rejoindre la Corse, puis ensuite, on partira des Alpes du Sud pour finir en Normandie. »


LA VANLIFE, UN MODE DE VIE ECO-RESPONSABLE

Outre la dimension professionnelle et l’envie de découvrir les paysages qui nous entoure, la vie en van est également intrinsèquement liée à des convictions bien ancrée pour notre couple de vanlifers, à l’instar du zéro-déchet :

« On a décidé d’arrêter de prendre l’avion autant que possible, sauf urgence familiale. 

On ne souhaite vraiment plus promouvoir les voyages d’un week-end dans des pays voisins où il faudrait faire l’aller-retour en avion. Nous on souhaite vraiment valoriser le voyage plus lent et responsable.

En commençant à vivre dans le van, on s’est séparé de quasiment toutes nos affaires. J’ai réduit mon dressing par trois… Notre nouveau mode de vie a beaucoup impacté notre manière de consommer en essayant de se tourner progressivement vers le zéro déchet.  À nos débuts en 2018, on avait tendance à manger sur le pouce en achetant beaucoup de choses avec des emballages plastiques… Résultat ? Notre poubelle noire était pleine en un week-end. Ça nous semblait tellement contradictoire de vivre dans une montagne d’emballage alors qu’en même temps qu’on prônait se besoin de protéger nos océans. On a remis beaucoup de choses en question et on s’est tourné vers des choses plus naturelles. Aujourd’hui, on ne sort notre poubelle que tous les deux mois maximum. »


Chloé nous donne également quelques conseils tirés de son expérience pour celles et ceux qui souhaiteraient sauter le pas :

« En matière de zéro-déchet, on ne part pas tous du même niveau. Je pense que le mieux serait de commencer par prendre un carnet, de savoir d’où l’on part en se connaissant soi-même et d’y aller étape par étape. Je pense que ça ne sert à rien de se ruer dans la boutique zéro-déchet du coin et d’acheter une panoplie d’accessoires car ça va un peu à l’encontre du modèle qui est de regarder et de réutiliser ce que l’on a déjà chez soi. Le tout est de se poser les bonnes questions au départ et de savoir pourquoi on le fait. »



Concrètement, le zéro-déchet n’est pas seulement un idéal pour Chloé, mais aussi une réalité modulable en fonction des besoins et des objectifs de chacun :

« Je ne suis pas une experte des DIY. On tente plutôt de trouver un certain équilibre entre soutenir des jeunes marques françaises écoresponsables qui nous accompagnent durant nos voyages et que l’on peut stocker (comme le shampooing solide), et les recettes DIY (comme le dentifrice ou le déodorant). L’idée étant de trouver un équilibre par rapport à notre mode de vie, où on ne peut pas stocker beaucoup de matières premières par exemple. Et parfois, on peut rencontrer certaines difficultés comme avec le compost. Nous on a une petite jarre où on stock les épluchures de nos légumes et si on ne trouve pas de composteur de ville, on creuse un trou avec une pelle au pied d’un arbre et on y enterre notre compost. »


LA VANLIFE : UN PROJET DE VIE QUI SE PRÉPARE !

Pour Chloé et Gürkan, la vie sur les routes ne signifie pas d’être constamment derrière son volant et prônent plutôt la lenteur pour profiter pleinement de leurs journées :

« Quand on voit que certains font le tour d’Europe en six mois, pour nous, ça nous parait impensable. Ça n’est pas du tout notre vision de la vanlife que de passer autant de temps à rouler pour cocher la bucketlist.



A contrario, rester longtemps au même endroit nous permet de développer des « petites habitudes ». C’est-à-dire que plutôt que de passer une nuit à un endroit et de repartir le lendemain, le fait de passer deux ou trois jours sur un même spot nous permet de nous ancrer un peu sur le lieu. Nous ce qu’on fait, c’est qu’on travaille le matin vers 8H pour finir vers 13-14H. Ensuite on déjeune puis on a toute l’après-midi et la soirée devant nous. Etant donné qu’on a peu ou pas de route à faire dans la journée, c’est du temps de libre pour nous pour faire nos activités respectives : surfer, faire du skate, visiter des petits villages, faire de la slackline, partir en randonnée…. Même si nos déplacements sont parfois rythmés par nos missions clients : le maître-mot c’est la flexibilité. »


En somme, l’adoption de leur nouveau mode de vie a des effets bénéfiques sur eux et notamment sur leur manière de gérer leur temps :

« Lorsque l’on travaillait à Paris, nos journées étaient rythmées par des réponses aux mails, des réunions inutiles, beaucoup de présentations Powerpoint pour ma part et beaucoup d’affiches et de directions artistiques en tout genre pour lui... Tout ce temps-là, c’était du temps qu’on n’avait pas pour nous. Aujourd’hui, c’est au moins 3-4 heures par jour de temps où l’on fait ce qu’on veut.

Sauter le pas dans la vanlife, ça nous a apporté tellement de choses. On est beaucoup plus épanouis sur les routes. »



Toutefois, notre couple reste lucide sur les aspects moins positifs de ce mode de vie et sur la nécessité de mesurer les conséquences que cela implique sur leurs vies :

« En se lançant dans la vanlife, notre mode de vie s’est beaucoup éloigné de celui de nos amis (souvent restés à la capitale), et on sent parfois qu’ils ont du mal à comprendre. Comme le jour où j’ai démissionné après avoir eu ma promotion. Les réactions sont mitigées entre ceux qui pensent que tout cela est une lubie passagère et que l’on va revenir à une vie plus « normale », ou alors au contraire, ils ne cessent de répéter que « c’est génial » mais qu’ils n’auraient jamais osé faire ce que nous on a fait.


En réalité, on avait vraiment réfléchi notre projet et mesurer notre choix en pesant les pour et les contre. On ne s’est pas levé un jour en claquant tout et en nous disant que ce que l’on voulait faire, c’était de vivre en van… ce modèle-là, nous, on n’y croit pas. On sait que ça prend beaucoup de temps de bien se préparer à un départ et de faire en sorte que ce mode vie puisse durer. »


C’est précisément pour cette raison que Chloé et Gürkan tirent les leçons de leur expérience de vanlifers pour mettre en garde sur les aspects reluisants et attractifs de la vanlife, celles et ceux qui seraient séduits par ce mode de vie :

« On ne voudrait pas faire croire – notamment aux plus jeunes – que c’est facile. On a parfois reçu des messages sur Instagram de très jeunes, qui nous disent qu’ils voudraient arrêter leurs études et faire comme nous… je pense qu’il est préférable de ne pas prendre de décisions hâtives et de réfléchir réellement à leurs aspirations (et pourquoi pas de commencer par voyager avec un sac à dos, car la vie en van est aussi beaucoup plus coûteuse). Il faut savoir que l’on consacre aussi beaucoup de temps à la gestion des ressources comme trouver de l’eau, trouver un spot pour dormir, gérer sa consommation d’électricité. Tout ça, ce sont des questions auxquelles les gens avec une vie quotidienne un peu plus « classique » se posent moins. Ils ouvrent leur robinet, il y a de l’eau ; ils poussent un bouton, il y a de la lumière ; la maison est toujours au même endroit… Pour nous, la question des ressources est quotidienne et cela peut être autant une source de liberté qu’une source de tracas. »


Selon Chloé, plus que d’y réfléchir à l’avance, tester ce mode de vie est beaucoup plus important pour mesurer ses propres besoins :

« On a testé pendant 1 an avant de se sentir prêt à vivre ça à plein temps. Ceux qui se lancent dans l’aventure sans même avoir testé la vanlife, ne serait-ce que durant le temps d’un week-end, ne peuvent pas se rendre compte que dormir sur un spot insécurisé, sans savoir où tu es, avec parfois du passage autour ou pire, des gens qui toquent où qui essaient d’ouvrir la porte… oui, ça fait aussi partie de la vanlife. Il faut être prêt à bouger à deux heures du matin s’il le faut à cause d’un mauvais spot… mais ça, ça n’est pas ce que l’on montre sur Instagram (rires). »


Pour finir, Chloé et Gürkan nous partagent leur définition de la vanlife :

« Pour nous, la vanlife, c’est la liberté la plus totale. Il faut vraiment prendre le temps voir tout ce qui se passe d’un point A à un point B sans être dans le rush, de s’arrêter où on veut, c’est un sentiment que je n’avais jamais connu auparavant. Avec Gürkan, si aujourd’hui on flash sur un endroit que l’on trouve beau, on s’y arrête une heure ou deux pour observer, prendre des photos ou bien lire un livre avant de repartir. »



Si vous souhaitez suivre le tour de France ainsi que toutes les aventures de notre couple de vanlifers, c’est sur Instagram @vanlifegoeson ou Facebook ainsi que sur leur blog : www.slowroadstudio.com